Contrat de rivière Dyle-Gette

lundi 19 janvier 2026

Quand nos bénévoles se font planteurs et conteurs !

Nos activités génèrent quelques fois des réactions insolites, nous vous livrons ces souvenirs précieux de moments d’enfance heureux d’un citoyen qui a participé à nos chantiers de plantations le long de la Grande Gette en novembre dernier. Puissent ses mots nous donner envie de nous reconnecter à la Nature !

591747112 1269793018514233 3387173476495721321 n

 « Ces derniers mois, « enrôlés » par le Contrat de rivière Dyle-Gette, avec l’appui du Gal Culturalité, nous nous sommes retrouvés à plusieurs bénévoles à planter et entretenir des arbrisseaux « endémiques » en bordure de la Grande Gette, de part et d’autre du contournement, entre le Parc à conteneurs, rue de l’Avenir, et le domaine du Stampia.

Un Commando de trois femmes, des Amazones, aussi déterminées que charmantes, efficaces, capables de dominer autant les fauves que les bonimenteurs, dirigeaient la tribu !

Site 1 3 Site 1 6 Site 4 2 Site 5

Les arbres c’est la vie, la vie saine pour toutes et tous, pour la faune, pour la flore, bref, pour la vie sur notre Terre ! Et, soyons convaincus qu’ils aident l’humain à mieux se porter, à stabiliser son environnement, à régénérer ! Comme par exemple, ils aident à renforcer les berges de notre Grande Gette, à offrir refuges et nourriture à la faune, à favoriser la biodiversité. Mais aussi, ils sont à l’occasion de vrais compagnons pour les « Copains des Bois » !

Les garnements épris d’aventures et de grand air, de liberté !
C’est ce que nous étions dans les sixties !

Récemment, nous y étions encore avec ces valeureux et joyeux planteurs, femmes et hommes plein d’entrain en ce lieu bien connu des anciens !

Une émotion, particulière pour moi, m’a envahi car gamin jodoignois depuis 1961, cet endroit était un haut lieu de nos plaisirs d’été, nous, gosses, ados ou jeunes adultes, c’était notre « Ardèche » à nous, notre plage « tropicale », avant la mise en service de la première piscine de Jodoigne, Chemin du Bordia, vers 1965.

En amont de Jodoigne, entre La chapelle Notre-Dame du Perpétuel Secours et le domaine du Stampia, la Grande Gette traçait sa folle Odyssée à travers prairies et friches en de multiples lacets et méandres arborés.
Au lieu-dit « Pré du Pont », la jeunesse populaire avait, depuis des temps immémoriaux, fixé sa station balnéaire en cet endroit bucolique : une prairie à vaches et à taureaux, des « haies d’honneur » tout le long, vénérablement constituées de saules têtards et vieux chênes.

Un méandre plus large y avait creusé un espace ouvert que couvrait un vieux chêne. Nous y avions aussi posé et stabilisé, en aval, quelques grumes, un semblant de barrage qui à la fois élargissait le bassin et lui donnait de la profondeur.

Nos ainés avaient accroché aux ramures du gros chêne l’une ou l’autre corde, nous permettant des envolées et plongeons à l’image de nos héros de l’époque, j’ai nommé : Tarzan, Robin des bois, Yvanhoé, les Indiens, mais aussi Maciste et le Cyclope, ...

C’était l’époque de la « Guerre des boutons », superbement contée par Louis Pergaud et mise en film par Yves Robert.

A Jodoigne aussi, les « Indiens » de Saint Lambert étaient opposés aux « Indiens » de Saint Médard.
Notre « Disney Land » à nous, c’étaient les bois, les prés, les champs, les chavées, la Gette, les grottes mystérieuses sous les "Kricalles", cette espèce d’anticlinal au bout de la rue du Moulin, vers Sainte Marie-Geest, ou dans les bois du Château des Cailloux.
Mais, cet Aqualibi de notre époque, c'était surtout, la Grande Gette, la prairie et le vieux chêne du Pré du Pont, les vaches et les taureaux !

Intrigues, dangers, amitié, chahut, cabrioles, combats aquatiques, plongeons intrépides, boue et bouses ... rien ne manquait à nos plus élémentaires, salutaires soifs d'exister et de grandir ! »

Merci à Charles, planteur et conteur de cet article.

asbl Contrat de rivière Dyle-Gette - Zoning industriel, rue des Andains, 3 à 1360 Perwez - 081/24 00 40 - contrat.riviere(at)crdg.be