Contrat de rivière Dyle-Gette

dimanche 15 septembre 2019

Retour sur la Journée d’info/échange « la gestion piscicole en Dyle-Gette : enjeux et perspectives » (suite et fin)

Ce 2ème article aborde deux problématiques typiques en Dyle-Gette, qui nous ont été présentées le 19 février par des chercheurs de l’Université de Liège : l’envasement des cours d’eau et les obstacles au déplacement des poissons.
Quant à l’après-midi, elle fut consacrée à la présentation de quelques réalisations significatives menées sur le terrain en Dyle-Gette et environs, favorables à la reconstitution et au développement des populations piscicoles. La journée s’est clôturée par une table-ronde, pour identifier quelques priorités d’actions pour les années à venir en Dyle-Gette.

Rappels :

Le 1er article résumait les 4 premiers exposés de la journée du 19 février

Pour accéder aux différentes présentations de la journée du 19 février (+ au programme des exposés + liste des participants + reportage TV Com)

Des cours d’eau plus naturels : un facteur favorable pour la vie piscicole

Passée l’amélioration de la qualité de l’eau, on peut se tourner vers l’habitat physique des cours d’eau, car il prime aussi pour la survie et le développement naturel des populations piscicoles.
Le poisson requiert tout d’abord un régime de débit des cours d’eau suffisant : sur ce plan, il y a de quoi s’alarmer au regard des conditions climatiques qui prévalent ces dernières années en Dyle-Gette, entraînant une baisse récurrente du niveau des eaux de surface.
Autre élément à prendre en considération : l’apparition de plantes dans les cours d’eau. L’amélioration de la qualité des eaux a engendré une réapparition progressive des plantes immergées et émergées dans nos cours d’eau. Tout bonus pour la restauration de l’écosystème et la diversification des micro-biotopes favorables à la faune aquatique.

Scan CRDG4

Coupe transversale dans un cours d'eau naturel (Gisèle Verniers, "La rivière, milieu vivant", SPW)

Reste alors la morphologie des cours d’eau : on se référera aux bénéfices issus des chantiers expérimentaux de restauration morphologique menés ça et là en Wallonie ces dernières années (voir le projet Walphy, présenté dans la LI du CRDG). Les exemples présentés le 19 février par nos collègues du Contrat de rivière Meuse aval sont précieux, car ils nous montrent ce qu'il est possible de faire (voir plus bas). En Dyle-Gette wallonne, outre les quelques levées d’obstacles au déplacement des poissons réalisées récemment (sur la Grande Gette à Jodoigne, sur la Dyle à Wavre et sur la Lasne à Rixensart), de « beaux grands » chantiers de restauration n’ont pas encore été menés.

Or, la diversification de la morphologie du cours d’eau est essentielle pour le poisson (pente du cours d’eau et vitesse du courant / largeur et profondeur du lit mineur / méandres et berges naturelles / contact du cours d’eau avec des systèmes latéraux (confluences, bras morts, zones humides) / charges du cours d’eau en matières minérales en suspension / substrat caillouteux, sableux ou argileux ...).

tableau

Modalités et supports de ponte des principales espèces de poissons (d'après Balon, 1975, dans "Entretenir les cours d'eau et l'habitat des poissons", 1998, SPW)

Il faut bien avouer que nous partons d’une situation historique fort déficitaire en Dyle-Gette, du fait de la pression des activités humaines, lesquelles ont eu pour effet de modifier et de banaliser très nettement la morphologie de nos cours d’eau (voir article précédent). A l’inverse, les cours d’eau ardennais ont pu conserver au fil du temps un aspect naturel prononcé sur une grande partie de leurs tracés.

L’envasement des cours d’eau : un facteur limitant pour la vie piscicole

Plus le fond (substrat) d’un cours d’eau est varié (végétaux, sables, graviers, pierres), plus la faune sera diversifiée. Chaque substrat est colonisé par des organismes aquatiques différents, depuis les macro-invertébrés aquatiques jusqu’aux populations piscicoles.

Ces équilibres entre faune aquatique et milieu de vie sont fragiles : toute modification d’un cours d’eau peut être préjudiciable à l’ensemble de sa chaîne alimentaire. La suppression des végétaux, la modification du courant et l’altération du substrat dans un secteur donné provoquent la disparition des communautés vivantes du site.

En particulier, le phénomène de colmatage des fonds des cours d’eau est largement répandu en Dyle-Gette, au détriment de la flore et la faune aquatiques.

C’est pourquoi, nous avons sollicité un exposé tout spécial auprès de l’Université de Liège, pour mieux comprendre le fonctionnement du transport sédimentaire dans une rivière.
Le Laboratoire d’Hydrographie et de Géomorphologie fluviatile était notre interlocuteur tout trouvé !

L’analyse des débits, les mesures de pentes et de largeurs du lit mineur permettent de déterminer la puissance spécifique du cours d’eau. C’est cette puissance qui caractérise la dynamique et la capacité du cours d’eau à évoluer par lui-même.
Un cours d’eau en « équilibre » s’adapte sans cesse aux modifications de son débit (liquide et solide) et des caractéristiques de sa charge solide qui se situe au fond du lit et sur la berge. Cette adaptation se marque par une modification plus ou moins prononcée du lit, de la pente et de la sinuosité.

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Echantillonneur Helley-Smith (Peeters A., Van Campenhout J., Petit F., Houbrechts G.)

Le transport naturel des matières solides dans un cours d’eau est analysé au moyen d’échantillonnages granulométriques et de marquages de la charge de fond. La taille des éléments mobilisables peut varier d’un cours d’eau à l’autre en fonction notamment de sa puissance spécifique. Le débit de mise en mouvement et la vitesse de propagation de la charge de fond sont d’autres paramètres essentiels à déterminer, notamment dans la cadre de projet de restauration (par exemple, si on veut déterminer la taille de galets à utiliser pour créer une frayère). La mise en place de repères d’érosion sur les berges permet aussi de mesurer la vitesse d’érosion et de sédimentation des berges.

Peeters 7 Peeters
Types de déplacements de la charge "solide"  (Pinto Martins, 2008) Transport sédimentaire en rivière  >(Hjulström, 1936)

Le débit dit « solide » correspond au transport des sédiments grossiers (charge de fond) et de sédiments plus fins (charge en suspension). Les sédiments proviennent soit de l’érosion latérale des berges, soit des eaux de ruissellement au niveau du bassin versant.

A titre d’information, le transport de la charge de fond de la Grande Gette a été mesuré à Jodoigne lors d’une crue en janvier 2011. Il s’avère que le transport de la charge de fond est négligeable (2,4 kg par heure). Par contre, le transport de la charge en suspension est plus important (en moyenne sur la période 1996-2010 : 250 tonnes par km2 par an).

L’impact de l’excès de sédiments fins dans un cours d’eau est double :

  • pour les cours d’eau à charge grossière (caillouteuse) : colmatage des fonds (les sédiments fins s’infiltrent dans les interstices), asphyxie progressive du milieu et appauvrissement des habitats (pour les macro-invertébrés et les poissons lithophiles)
  • pour les cours d’eau à charge fine : accumulation de fines au fond du lit (habitats peu attractifs + diminution de la section d’écoulement)

Scan CRDG5

Colmatage des fonds caillouteux (Gisèle Verniers, "La rivière, milieu vivant", SPW)

Enfin, deux exemples de dysfonctionnement du cours d’eau, survenus suite à des interventions humaines extérieures, nous ont été présentés :

  • l’installation d’ouvrages transversaux a pour effet de « casser » l’hydromorphologie naturelle du cours d’eau (affaiblissement de la biodiversité + dépôts des sédiments en amont). De plus, l’entrave au transport des sédiments a pour effet d’entraîner un déséquilibre de la dynamique du cours d’eau en aval de l’ouvrage (incision et érosion des berges). Peeters 18
     Impacts environnementaux des ouvrages transversaux dans un cours d'eau (http://www.southeastriverstrust.org/action-on-the-river-teise)
  • en « réponse » à des travaux de rectification de son tracé (Bossu-en-Fagne dans les années 60), ayant entraîné une perte de sinuosité et une remise à gabarit de son profil en travers, l’Eau Blanche a approfondi et élargi son lit de façon significative. Un des effets de l’approfondissement du lit fut le drainage « naturel » de sa plaine alluviale !

563 obstacles au déplacement des poissons en Dyle-Gette !

La problématique du franchissement des obstacles n’est pas une nouveauté pour le CRDG (voir les articles déjà parus dans la LI du CRDG).
Récemment, nous vous annoncions d’ailleurs la levée d’un obstacle sur la Lasne à Bourgeois/Genval, à l’initiative de la Province du Brabant wallon (voir ci-dessous).
Dans une journée consacrée à la gestion piscicole, c’est tout naturellement que nous nous sommes tournés vers le Laboratoire de Démographie des poissons et d’Hydro-écologie (Université de Liège) pour nous éclairer sur ce point.

ovidio

Les obstacles : pourquoi? qui? quoi? comment?  (Michaël Ovidio)

Quelques infos intéressantes qui ressortent de la présentation de Michaël Ovidio :
- le déplacement des poissons survient durant toute l’année, chaque espèce ayant ses propres périodes de déplacement ;
- les passes migratoires sur la Meuse et ses principaux affluents sont étudiées depuis longtemps (traitement statistique) ;
- la période de franchissement des passes la plus « prolifique » est juillet-octobre, toutes espèces confondues ;
- le gardon : les adultes franchissent les obstacles plus tôt dans l’année (à partir de mars) que les jeunes (à partir de juillet) ;
- les modes de franchissement sont le saut (truite), la nage ou la reptation (anguille) ;
- l’inventaire des obstacles pour les poissons en Wallonie :

  • 4.950 obstacles
  • dont 563 en Dyle-Gette

Obstacles

Carte issue de l'inventaire des obstacles à la libre circulation des poissons en Dyle-Gette (CRDG)

Le protocole « ICE » permet de mesurer de façon précise quel est l’impact d’un ouvrage donné sur la libre circulation des poissons :
- l’indice de franchissabilité d’un obstacle dépend à la fois du type d’obstacle et de la capacité de saut et de nage du poisson ;
- 5 classes de franchissabilité
- un arbre de décision pour déterminer la franchissabilité
- autres éléments à considérer pour rétablir la libre circulation :

  • présence d’espèces écologiquement exigeantes
  • position de l’obstacle dans l’axe fluvial
  • gains démographiques attendus pour les espèces après levée

- pour en savoir plus sur le protocole « ICE »

En Dyle-Gette, la Lasne, la Dyle, le Train aval, l’Orne aval, la Grande Gette aval et la Petite Gette aval ont été identifiés comme cours d’eau essentiels pour la survie et le développement d’espèces prioritaires (anguilles, chevaines, truites Fario).

carte ovidio

Carte issue de la Décision Bénélux pour la libre circulation des poissons (SPW)

En conclusion, les cours d’eau en Dyle-Gette sont très fragmentés et le rétablissement de la continuité écologique doit se faire de façon réfléchie et sur base de critères objectifs.

Il est aussi est important de vérifier le bon fonctionnement des passes à poisson après aménagement, afin d’acquérir des compétences techniques nécessaires au fur et à mesure des projets.

Levée des obstacles aux poissons : ça bouge en Dyle-Gette !

Jean-Luc Biermez (SPW-DCENN) et Jocelyne de Kerckhove (Province du Brabant wallon) nous ont présenté 2 réalisations récentes de levée d’obstacle en Dyle-Gette :

- sur la Grande Gette à Zetrud-Lumay (Jodoigne) :

  • travaux réalisés en été 2018 ;
  • effets positifs :
    • meilleure franchissabilité ;
    • diminution des dépôts d’alluvions en amont de l’ouvrage ;
    • renvoi d’une partie du débit vers la Fausse Gette pour y garantir un débit minimum ;
    • amélioration de l’oxygénation du cours d’eau ;
    • pose de caches à poissons ;
    • autre chantier réalisé en 2018 sur la Dyle à Basse-Wavre (voir photos)
  • pour en savoir plus  

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Suppression d'un obstacle sur la Dyle à Basse-Wavre (SPW)

- sur la Lasne à Genval (Rixensart) :

  • travaux réalisés en été 2018 ;
  • effets positifs :
    • meilleure franchissabilité ;
    • amélioration de la qualité biologique globale du cours d’eau ;
    • maintien du caractère patrimonial de l’ouvrage ;
    • diversification du lit mineur ;
    • maintien d’un niveau d’eau suffisant en permanence ;
    • reméandration du cours d’eau en aval de l’ouvrage
  • pour en savoir plus 

Bureaux d’études et laboratoires de recherches : au service de la rivière

1) Une passe à poissons doit être attractive et efficace, sous peine de dépenser de l’argent inutilement. La Société Profish Technology est spécialisée dans le domaine du suivi scientifique du mouvement des poissons.
Les poissons sont marqués, comme pour les puces vétérinaires (pit-tags). Leur détection peut se faire à faible distance par des antennes de détection.

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Marquage du poisson par des pit-tags de tailles variables  (Profish Technology)

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Emplacement d'antennes de détection  (Profish Technology)

Les poissons sont capturés en amont de l’obstacle, marqués puis relâchés en aval.
Chaque poisson qui franchit l’obstacle est identifié (+ heure de passage). L’emplacement adéquat des antennes de détection permet de mesurer :

- la vitesse de progression à l’approche de l’obstacle ;
- le délai pour trouver l’entrée de la passe ;
- la vitesse de franchissement de l’obstacle

Les données récoltées sont accessibles à distance.

2) Le Laboratoire GeCoLAB (Université de Liège) nous a présenté l’intérêt de la méthode de prélèvement de l’ADNe (ADN environnemental) dans les cours d’eau :

- la méthode n’est pas intrusive vis-à-vis de la vie animale ;
- elle est rapide et peu coûteuse ;
- quasi toutes les espèces vivantes sont "indirectement" identifiées (yc les invertébrés aquatiques) ;
- les poissons sont identifiés grâce à des échantillons d’eau (mucus, œufs, sperme...) ;

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Photo : GeCoLAB

- exemple de résultats obtenus dans la Grande Honnelle à Roisin :

  • 8 espèces de poissons capturées par pêche électrique
  • 19 espèces recensées par la méthode de l’ADNe
  • inconvénients de la méthode :
    1) pas d’info sur la biométrie, le sexe-ratio des poissons
    2) peu d’info sur la quantité d’individus
  • gain de temps pour acquérir des données pour le calcul de l’IBGN (qualité de l’eau via les macro-invertébrés)

3) Le Bureau SAR Consult nous a présenté différents modèles de caches à poissons pour cours d'eau.
La pose de caches se justifie lorsque le cours d’eau est artificialisé (par exemple, dans les traversées d’agglomérations). En effet, le poisson trouve des caches naturelles nombreuses dans les secteurs les plus sauvages (branchages, troncs d’arbres, rochers, racines, sous-berges....).
Les secteurs bétonnés ou emmurés dans la traversée des villes et villages présentent une série de contraintes pour le placement de caches (vitesse et force du courant, montées des eaux...).

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 Modèle de cache "Organic Box" (SAR Consult)  Caches installées sur la Dyle à Wavre (SAR Consult)

Dans la bassin Dyle-Gette, un seul site a fait l’objet d’un placement de caches : sur la Dyle à Wavre (Quai du Trompette). Elles ont malheureusement assez vite été colmatées et sont devenues moins opérationnelles. Il convient donc d’adapter les systèmes de caches à un contexte d’abondance de matières en suspension.

Des chantiers de restauration hydromorphologique sur la Méhaigne et le Geer

Samuel et Sandra, nos collègues du Contrat de rivière Meuse aval ont eu l’occasion de participer à deux projets à grande échelle de restauration de cours d’eau dans leur bassin : restauration de 4 frayères dans la vallée de la Méhaigne, entre Wasseiges et Braives (via appel au Fonds européen pour la pêche en 2012) + reméandration du Geer à Waremme (via appel à projet Interreg Aquadra).
Après les phases de concertation indispensables et les études préparatoires (Bureau SAR Consult), les chantiers se sont déroulés en 2015 en Méhaigne et en 2011-2013 en Geer.

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Restauration d'une frayère sur la Méhaigne à Moxhe (Contrat de rivière Meuse aval)

Parmi les types d’aménagements réalisés :

- sur les anciennes frayères de la Méhaigne : dégagement de la végétation arborée, recreusement des annexes hydrauliques (+ aplanissement et ensemencement des berges)

- sur le Geer :
o élargissement du lit mineur (avec création d’une légère sinuosité)
o réutilisation d’un ancien tracé historique
o création d’un nouveau tracé à forte sinuosité (+ création d’un bras secondaire)
o conservation de bras morts en tant que frayères
o ensemencements et plantations
o construction de 2 passerelles en bois

Remeandration Geer

Restauration du Geer à Grand-Axhe  (Contrat de rivière Meuse aval/Aquadra)

Evaluation :

  • 3 frayères restaurées sur 4 ont subi un envasement massif au bout de 1 an (2 d’entre-elles ne sont plus attractives pour le poisson) : une meilleure conception initiale des dispositifs techniques mis en place eût été souhaitable (c'est à nouveau la forte charge en matières en suspension qui est incriminée ici)
  • dans des sites exigus et des contextes fortement perturbés sur le plan de la dynamique du cours d’eau, il est difficile de réétablir un équilibre favorable à l’écosystème

 Projet ciblé de rempoissonnement dans la Nethen à Beauvechain

Une très belle expérience en matière de rempoissonnements ciblés a été réalisée sur la Nethen à Beauvechain en 2017. Nous l’avons déjà relatée dans une précédente LI du CRDG .

Se sont mis autour de la table à l’invitation du Bourgmestre Marc Deconinck : la Commune de Beauvechain, le Service de la Pêche (SPW), la Province du BW, la Fédération des Pêcheurs du bassin Dyle-Gette et le CRDG.

Un état des lieux complet a d’abord été réalisé en 2015-2016 (qualité de l’eau, points noirs relevés par le CRDG, obstacles au déplacement des poissons, pêches électriques).
Suite à la mise en service de la station d’épuration inBW à Hamme-Mille en 2012, des populations de poissons se sont lentement redéveloppés, mais restaient peu diversifiées (épinoches et loches franches). Par ailleurs, les populations ne pouvaient pas encore être « réalimentées » au départ des secteurs aval du cours d’eau (via la Dyle à St-Jooris-Weert et via la Nethen aval à Nethen), du fait de 2 obstacles infranchissables là-bas.

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Carte issue de l'opération de rempoissonnements ciblés sur la Nethen et affluents (CRDG)

Divers rempoissonnements ont donc été opérés dans 8 sites différents répartis dans la vallée sur Beauvechain :
- 200 chabots prélevés dans l’Orne à Court-St-Etienne
- 8 kg de goujons et 300 chevaines en provenance des piscicultures de Maransart et Louvain-la-Neuve
- 3.000 truitelles fario en provenance du Ry de Rome et de la pisciculture d’Achouffe
- 4.500 civelles (jeunes anguilles), dans le cadre d’une opération régionale menée par le SPW-DNF

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Civelles remises dans la Nethen par Marc Deconinck (Bourgmestre de Beauvechain de 1993 à 2018)

Les premières pêches électriques de suivi ont été effectuées en février 2018, avec un certain succès (chabots, loches franches et truite fario).

Premières pistes de réflexion pour l’avenir

En fin de journée, le CRDG a souhaité se projeter dans le futur, en profitant de la présence d’un panel d’intervenants spécialisés. Il s’agissait d’identifier tous ensemble quelques objectifs et programmes concrets pour les années à venir dans les matières abordées au fil des exposés.
Nous avons dès lors demandé à chaque orateur de la journée de proposer une action concrète et pertinente à moyen terme (5ans) pour améliorer la vie piscicole en Dyle-Gette.

Ce tour de table a débouché sur 9 propositions concrètes, à savoir :

Table ronde

Conclusions générales de la journée d’info/échange

Le premier objectif était de faire le point sur la situation et le contexte particulier du sous-bassin Dyle-Gette en matière de gestion piscicole.
C’est un domaine complexe, car il intègre de nombreux facteurs et éléments à prendre en considération. Par conséquent, il associe un grand nombre d’acteurs différents ayant chacun leur sensibilité et leur domaine de compétence : les structures régionales (Service de la pêche du SPW + le SPW-DEMNA + la Maison wallonne de la pêche + la Fédération sportive des pêcheurs), les pêcheurs locaux, les gestionnaires provinciaux et régionaux des cours d’eau, les communes, les associations naturalistes, les bureaux d’études et universités, les contrats de rivière...
Le CRDG peut se réjouir d’avoir pu réunir un panel d’orateurs varié : le programme des exposés a eu le mérite de couvrir l’ensemble des aspects que requiert une gestion piscicole adéquate.

Le second objectif était de tracer des perspectives : la journée du 19 février peut (et doit !) servir de base de départ pour mener des actions concrètes sur le terrain. La table ronde en fin de journée a permis de lancer la réflexion sur ce plan.
Inévitablement, selon nos affinités et nos implications propres dans le domaine, selon nos pôles d’intérêt et nos attentes par rapport à une telle rencontre d’acteurs, nous sommes tous certainement ressortis plus ou moins satisfaits ou frustrés...

Le CRDG remercie chaleureusement les 17 (!) orateurs de la journée. Leur grand professionnalisme nous a permis de voir plus clair dans un domaine particulièrement complexe. Ils nous ont grandement aidé dans notre réflexion du moment.
Nous remercions aussi le Service de la pêche du SPW qui nous a encouragé à mener à bien ce projet.
Merci aussi à la Fédération halieutique et piscicole du sous-bassin Dyle-Gette pour sa collaboration à la promotion de l’événement auprès de ses membres.

asbl Contrat de rivière Dyle-Gette - Zoning industriel, rue des Andains, 3 à 1360 Perwez - 010/62 04 30 ou 081/24 00 40 - contrat.riviere(at)crdg.be