Contrat de rivière Dyle-Gette

mardi 20 février 2018

Opération de rempoissonnement dans la vallée du Train

Ce 8 mai, un promeneur aurait été bien surpris de constater un fameux remue-ménage aux bords du Train, Quai Saint-Michel à Grez-Doiceau.
En effet, ce ne sont pas moins de 300 truites et 5.000 vairons qui ont été déversés, rejoignant ainsi leurs congénères loches, chabots et autres goujons ou gardons déjà présents dans l’eau, lesquels furent sans doute encore plus étonnés encore que la gente humaine.
Une opération conduite à l’initiative de l’Intercommunale du Brabant wallon, et destinée à repeupler une rivière désormais assainie.
Un geste aussi pour encourager la pratique de la pêche dans le Train.

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Le Train est assaini en grande partie depuis la mise en service de la station d’épuration de Grez-Doiceau (à Archennes) en 2006. Deux affluents du Train ont fait, plus récemment, l’objet de toutes les attentions : le collecteur du Ry d’Hèze (à Biez) a été relié à cette même station d’épuration en 2013. Quant au chantier de pose du collecteur du Ry du Pré Delcourt (à Chaumont), il a débuté cette même année.

De ces différents travaux d’assainissement, il en résulte une amélioration significative de la qualité des eaux du Train et de l’écosystème rivière. Pour marquer symboliquement le fait que cet important affluent de la Dyle est redevenu aujourd’hui un des cours d’eau les plus vivants du bassin Dyle-Gette, l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW) a organisé une opération de rempoissonnement.

L’espèce retenue, la Truite fario, n’est pas spécialement l’espèce de référence pour ce cours d’eau sur le plan écologique. En effet, le Train aurait plutôt tendance à héberger des espèces cyprinicoles, eu égard à ses caractéristiques naturelles retrouvées.
Mais, c’était sans compter la présence active de nombreux pêcheurs dans la vallée. Ceux-ci, au travers de la société de pêche, la bien nommée «Truite grézienne» font «vivre la vallée» par la pratique de leur loisir. De plus, les pêcheurs garantissent une vigilance vis-à-vis de tout dommage qui pourrait arriver à leur cours d’eau. Il était donc normal de faire un beau «cadeau» à nos amis les pêcheurs.
«Le temps est loin où nous prélevions des morceaux de pizzas dans le ventre des truites pêchées est révolu», se réjouit le Président de la Truite grézienne. Et d’ajouter que le lâcher de vairons, un des plats de prédilection de la truite, garantira ainsi une source de nourriture pour les truites fraîchement remises à l’eau. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison qu’une grosse partie des vairons ont été déversés par l’IBW ailleurs dans le bassin du Train, dans ses affluents situés plus en amont.

Rappelons que l’IBW avait procédé à pareil rempoissonnement dans le Train à Bonlez suite à la mise en service de la station d’épuration de Grez-Doiceau en 2006, ainsi que dans l’Orne suite à la mise en service de la station d’épuration de Chastre en 2008, pour le bonheur cette fois-là de la société de pêche «les pêcheurs de l’Orne».

Pour ce qui concerne les chances de reproduction ultérieure de ces truites déversées, elles sont cependant loin d’être garanties, même si on peut l’espérer. En effet, les truites adultes ont besoin de remonter dans les petits cours d’eau en automne, et pondre sur des plages de gravier au fond des ruisseaux et ruisselets. Les paramètres essentiels pour leur reproduction sont notamment l’oxygénation des œufs, la taille du gravier, la présence de cache pour les poissons adultes et l’absence de crues prononcées. Malheureusement, ces paramètres font encore défaut à l’heure actuelle.

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