Contrat de rivière Dyle-Gette

mercredi 21 février 2018

Plantons autrement

Le Code de conduite sur les plantes invasives en Belgique

En octobre 2011, le Contrat de rivière Dyle-Gette a signé le Code de conduite sur les plantes invasives. Cet engagement marque la volonté de promouvoir cette nouvelle démarche auprès des partenaires du Contrat de rivière : communes et gestionnaires d’espaces verts, horticulteurs, entrepreneurs de parcs et jardins, architectes paysagistes, … et les particuliers amateurs de jardin. Ce Code est une première étape vers une conscientisation de la filière ornementale à la problématique des plantes invasives.

38 professionnels et 22 particuliers ont déjà adhéré à la démarche, rejoignez-les !

Le Code pour les professionnels a été brièvement présenté dans un article précédent. Voyons un peu plus en détail comment les particuliers peuvent participer à cette démarche. Tous les acteurs désireux de faire un geste pour la biodiversité sont invités à y souscrire.

Une démarche volontaire pour préserver la biodiversité

Depuis quelques mois, un Code de conduite est mis à disposition des professionnels de l’horticulture et des particuliers. L’objectif de cette démarche consiste à proposer des bonnes pratiques visant à réduire les risques d’introduction et de dispersion des plantes invasives en Belgique. Les organisations telles que les fédérations ou les associations (horticoles ou non) peuvent également l’adopter, ce qui signifie qu’elles s’engagent à promouvoir le Code auprès de leurs membres et/ou partenaires. Dans ce contexte, plusieurs contrats de rivière ont signé le Code afin de le faire connaître et d’inciter les acteurs du monde horticole à y adhérer individuellement.

En Région wallonne, le Code a été lancé à travers une cérémonie de signature le 21 septembre 2011 au Centre Technique Horticole de Gembloux (CTH). La plupart des fédérations et associations horticoles étaient présentes. Plusieurs villes et communes ont déjà souscrit à cette démarche.

agricoe agricole

Signature du Code de conduite par divers représentants du secteur horticole. A gauche, la cérémonie en Région wallonne organisée au CTH. A droite, la cérémonie en Région flamande organisée au Proefcentrum voor Sierteelt (PCS), partenaire du projet AlterIAS.

Des bonnes pratiques faciles à adopter

Tous les particuliers ayant un jardin peuvent adhérer au Code de conduite. Un Code simplifié a été élaboré pour permettre une participation du public. Il comporte cinq mesures : 

  1. Se tenir informé de la liste des plantes invasives en Belgique.
    C’est le pré-requis essentiel à toutes les autres mesures, qui implique de savoir quelles plantes sont considérées comme invasives en Belgique. Le Code se base sur la liste élaborée par les scientifiques réunis au sein de la Plateforme Belge pour la Biodiversité.
Les plantes invasives ont souvent plusieurs synonymes. Elles sont disponibles sur le marché sous différents noms. Par exemple, la renouée du Japon (Fallopia japonica) s’appelle aussi Polygonum cuspidatum ou encore Renoutryia japonica. La liste des noms et synonymes est disponible sur www.alterias.be (section Code de conduite pour les particuliers – sous-section informations complémentaires). balsamine
  1. Eviter de planter/acheter des plantes invasives.
    Les plantations dans les parcs, les jardins, les étangs privés peuvent être les points de départ des invasions dans les milieux naturels. C’est pourquoi il est recommandé d’éviter d’utiliser les plantes invasives.

Il y a aujourd’hui un consensus au sein du secteur ornemental pour ne plus utiliser certaines espèces jugées très dommageables pour la biodiversité, comme par exemple la renouée du Japon, la berce du Caucase, le cerisier tardif, l’hydrocotyle fausse-renoncule, etc. Cette ‘liste de consensus’ figure à la table 1. Elle représente environ 50 % de l’ensemble des plantes invasives en Belgique. Tous les cultivars et variétés qui dérivent de ces espèces sont également repris dans cette liste.

Table 1 : La liste de consensus du Code de conduite (annexe I du Code de conduite pour les professionnels de l’horticulture)

Plantes terrestres

Plantes aquatiques

Ailanthus altissima

Crassula helmsii

Aster lanceolatus, A. x salignus

Egeria densa

Baccharis halimifolia

Hydrocotyle ranunculoides

Bidens frondosa

Lagarosiphon major

Cyperus eragrostis

Ludwigia grandiflora, L. peploides

Duchesnea indica

Myriophyllum aquaticum , M.heterophyllum

Fallopia japonica, F. sachalinensis, F. x bohemica

Heracleum mantegazzianum

Hyacinthoides hispanica

Impatiens glandulifera, I. parviflora

Mimulus guttatus

Persicaria polystachya

Prunus serotina

Senecio inaequidens

Solidago canadensis, S. gigantea

D’autres espèces sont invasives dans certains types de milieu bien particuliers. Dans ce cas, il faut surtout éviter de les planter à proximité des habitats sensibles (table 2). Par exemple, si votre jardin est situé à proximité d’une pelouse calcaire ou d’un habitat rocheux, il faut éviter de planter le cotonéaster horizontal (Cotoneaster horizontalis) ou l’arbre à papillons (Buddleja davidii). Si vous habitez à proximité d’un cours d’eau ou d’un étang, il ne faut pas planter des espèces comme la spirée blanche (Spiraea alba), le rudbeckia (Rudbeckia laciniata) ou l’élodée du Canada (Elodea canadensis).

Table 2 : Les autres plantes invasives et les habitats d’intérêt écologique où elles sont susceptibles de se développer.

 

Habitats d’intérêt écologique sensibles

 

Espèce invasive

Landes (sèches et humides), milieux tourbeux (tourbières, forêts tourbeuses), pelouses sur sols acides
Amelanchier lamarckii
Lupinus polyphyllus
Lysichiton americanus
Rhododendron ponticum
Spiraea douglasii
Dunes littorales, pelouses sur sables
Rosa rugosa
Cotoneaster horizontalis
Eleagnus angustifolia
Mahonia aquifolium
Milieux secs et rocheux, pelouses sèches et calcaires, pelouses calaminaires
Cotoneaster horizontalis
Buddleja davidii
Mahonia aquifolium
Parthenocissus quinquefolia
Robinia pseudoacacia
Forêts (chênaies, hêtraies) sur sols acides, forêts sur sols calcaires, lisières forestières
Acer rufinerve
Amelanchier lamarckii
Mahonia aquifolium
Parthenocissus inserta
Prunus laurocerasus
Quercus rubra
Rhododendron ponticum
Rhus typhina
Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii
Prairies de fauche, prairies montagnardes
Lupinus polyphyllus
Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii
Berges des cours d’eau et zones humides : forêts alluviales, forêts marécageuses, prairies à hautes herbes (mégaphorbiaies), prairies humides, gravières
Acer negundo
Aster novi-belgii
Cornus sericea
Fraxinus pennsylanica
Helianthus tuberosus
Lupinus polyphyllus
Lysichiton americanus
Parthenocissus spp.
Rudbeckia laciniata
Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii
Milieux aquatiques : cours d’eau, lacs, étangs, mares, bras morts de rivières
Azolla filiculoides
Elodea canadensis
Elodea nuttallii
Lemna minuta

Habitats d’intérêt écologique sensibles

Espèce invasive

Landes (sèches et humides), milieux tourbeux (tourbières, forêts tourbeuses), pelouses sur sols acides

Amelanchier lamarckii

Lupinus polyphyllus

Lysichiton americanus

Rhododendron ponticum

Spiraea douglasii

Dunes littorales, pelouses sur sables

Rosa rugosa

Cotoneaster horizontalis

Eleagnus angustifolia

Mahonia aquifolium

Milieux secs et rocheux, pelouses sèches et calcaires, pelouses calaminaires

Cotoneaster horizontalis

Buddleja davidii

Mahonia aquifolium

Parthenocissus quinquefolia

Robinia pseudoacacia

Forêts (chênaies, hêtraies) sur sols acides, forêts sur sols calcaires, lisières forestières

Acer rufinerve

Amelanchier lamarckii

Mahonia aquifolium

Parthenocissus inserta

Prunus laurocerasus

Quercus rubra

Rhododendron ponticum

Rhus typhina

Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii

Prairies de fauche, prairies montagnardes

Lupinus polyphyllus

Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii

Berges des cours d’eau et zones humides : f orêts alluviales, forêts marécageuses, prairies à hautes herbes (mégaphorbiaies), prairies humides, gravières

Acer negundo

Aster novi-belgii

Cornus sericea

Fraxinus pennsylanica

Helianthus tuberosus

Lupinus polyphyllus

Lysichiton americanus

Parthenocissus spp.

Rudbeckia laciniata

Spiraea alba, S. douglasii S. x billardii

Milieux aquatiques : cours d’eau, lacs, étangs, mares, bras morts de rivières

Azolla filiculoides

Elodea canadensis

Elodea nuttallii

Lemna minuta

Certains de ces habitats sont associés à des districts phytogéographiques de Belgique. C’est ainsi que le rosier rugueux (Rosa rugosa) est surtout invasif dans le district maritime, le long de la Côte belge; le rhododendron pontique (Rhododendron ponticum) dans les landes du district Campinois, etc. En recoupant ces informations, il est possible de préciser où il vaut mieux éviter de planter certaines espèces. Quelques exemples de recommandations de plantation sont formulés à la table 3.

Table 3: Où faut-il éviter de planter certaines espèces invasives inféodées à des milieux particuliers ? Exemples de recommandations de plantation pour quelques espèces invasives. La carte indique les zones où il y a un risque élevé (en rouge), modéré (en orange) ou faible (en clair) de rencontrer un habitat Natura 2000 (source : http://ias.biodiversity.be

Espèce invasive

Habitats d’intérêt écologique vulnérables

Localisation des habitats d’intérêt écologique

Cotoneaster horizontalis
Le cotonéaster horizontal
Pelouses calcaires, pelouses sèches, habitats rocheux, dunes littorales
carte1
Rhododendron ponticum
Le rhododendron pontique
Landes sèches et humides, forêts sur sols acides
carte2
Rosa rugosa
Le rosier rugueux
Dunes littorales
carte3
Spiraea alba
La spirée blanche
Forêts alluviales, prairies à hautes herbes (mégaphorbiaies)
carte4

 

Si un particulier désire néanmoins planter telle ou telle espèce dans son jardin, il convient de prendre des précautions pour éviter qu’elle ne se dissémine ou qu’elle ne se propage exagérément, par exemple en coupant les fleurs avant fructification pour les espèces se reproduisant par graines, ou en posant une barrière anti-rhizomes pour les espèces stolonifères ou rhizomateuses.

  1. Choisir de préférence des plantes alternatives non invasives.
    Il existe une autre mesure assez simple pour limiter les introductions de plantes invasives: il suffit de choisir d’autres plantes. Ce n’est certainement pas le choix qui manque parmi la vaste gamme de végétaux proposés aux consommateurs. Il y a de nombreuses plantes alternatives disponibles sur le marché.

Les plantes alternatives sont des espèces végétales non invasives qui peuvent se substituer aux plantes exotiques envahissantes. Ce sont des plantes possédant des propriétés ornementales et/ou fonctionnelles similaires, mais ne présentant pas de risque pour la biodiversité (pas de risque de devenir invasif).

Une brochure sur les plantes alternatives a été rédigée par le projet AlterIAS. Elle sera disponible dès janvier 2012. Les plantes alternatives proposées dans cette brochure répondent à trois critères : (1) elles sont non-invasives ; (2) elles ont (au moins) une fonction ornementale similaire aux invasives et (3) elles sont disponibles sur le marché. Des plantes favorables à la biodiversité ont été privilégiées (plantes mellifères, plantes hôtes pour les insectes, plantes attractives pour les oiseaux, etc.). Des exemples figurent à la table 4. La sélection de plantes proposées dans cette brochure ne se veut pas exhaustive. Il en existe encore beaucoup d'autres. Les catalogues des pépiniéristes regorgent de plantes intéressantes qui répondent à ces critères et qui feront merveille dans votre jardin.

Couverture_brochure Extrait_brochure

Extrait de la brochure intitulée ‘Des alternatives aux invasives’. Les plantes alternatives y sont classées par fonction ornementale. Chaque plante est décrite selon des pictogrammes indiquant ses caractéristiques et intérêts. Brochure disponible sur www.alterias.be dès janvier 2012.

Table 4 : Quelques plantes invasives et leurs alternatives classées par fonction ornementale

Plantes invasives en Belgique

Principale fonction ornementale

Plante alternative avec une fonction similaire

Aster lancéolé, aster de Virginie, aster à feuilles de saule,  balsamine de l’Himalaya,  berce du Caucase, bident à fruits noir,  jacinthe d’Espagne, lupin vivace, renouées asiatiques, rudbeckia lacinié, solidage du Canada, solidage glabre,  topinambour.
Plante de parterres
Achillée millefeuille, aconit, anthémis des teinturiers, ancolie, campanule à fleurs de pêcher, digitale pourpre, cardère, géranium des prés, jacinthe des bois, millepertuis androsème, grande marguerite, mauve musquée, pulicaire dysentérique, ficaire fausse-renoncule, saponaire officinale, scabieuse colombaire, consoude, bouillon blanc
Baccharide, cotonéaster horizontal, fraisier des Indes, olivier de Bohême, renouée à nombreux épis, robinier faux-acacia, rosier rugueux
Couvre-sol/Fixateur de talus/Brise-vent
Bugle rampante, callune, cornouiller mâle, cornouiller sanguin, fraisier des bois, noisetier, aubépine à deux styles, aspérule odorante, lierre, argousier, genévrier commun, troène, bistorte, potentille printanière, prunellier, viorne lantane
Vigne vierge commune, vigne vierge à cinq folioles
Plante grimpante
Clématite des haies, chèvrefeuille des bois, lierre, houblon
Arbre à papillons, cornouiller soyeux, renouées asiatiques, mahonia, laurier cerise, rhododendron pontique, sumac de Virginie, spirée blanche, spirée de Douglas, spirée de Billard
Arbuste d’ornement/Ecran-vert
Amélanchier sauvage, buis, charme, cornouiller mâle, noisetier, aubépine à deux styles, genêt à balais, fusain d’Europe, houx, troène, prunellier, sureau noir, if, viorne lantane
Erable negundo, érable jaspé de gris, amélanchier d’Amérique, ailante, frêne de Pennsylvanie, cerisier tardif, chêne rouge
Arbre d’ornement
Erable champêtre, érable plane, hêtre, merisier, cerisier à grappes, chêne pédonculé, sorbier des oiseleurs, tilleul à petites feuilles
Azolla commune, crassule des étangs, souchet vigoureux, élodée dense, élodée du Canada, élodée à feuilles étroites, élodée à feuilles alternes, lentille d’eau minuscule, jussie à grandes fleurs, jussie faux-pourpier, lysichiton américain, mimule tacheté, myriophylle du Brésil, myriophylle hétérophylle
Plante pour l’aménagement des plans d’eau
Angélique des bois, callitriche des marais, cératophylle épineux, reine des prés, iris jaune, salicaire, menthe aquatique, myosotis des marais, myriophylle en épis, nénuphar jaune, potamot nageant, sagittaire, valériane officinale
  1.  Ne pas jeter ses déchets verts dans la nature, au bord des cours d’eau ou dans les terrains vagues.
    Les dépôts sauvages de déchets de jardin sont un des vecteurs de dispersion des plantes invasives. Ces déchets peuvent contenir des fragments de plantes invasives (graines, fragments de tiges, de racines ou de rhizomes) capables de régénérer des populations s'ils sont jetés dans la nature. Des études ont montré que 29% des populations de renouée du Japon et 18% des populations de berce du Caucase sont issues de dépôts de déchets de jardins.

C’est pourquoi les déchets verts (y compris le compost mal décomposé) ne doivent jamais être jetés dans la nature, dans la campagne, au bord et dans les rivièrez ou dans les terrains vagues. De même, les déchets de plantes aquatiques (issus de l’entretien des étangs d’agrément) ne doivent jamais être évacués directement dans les cours d'eau ou dans les plans d'eau. Rappelons que les dépôts sauvages de déchets verts sont illégaux et sont considérés comme une infraction environnementale passible d'amende. Les déchets verts doivent être évacués selon les prescriptions recommandées par la législation : évacuation vers les sites de collecte autorisés (parcs à containers) ou compostage individuel. Toutefois des recherches doivent être approfondies pour déterminer si le compostage permet de dégrader correctement la plupart des plantes invasives. Les premiers tests de compostage industriel (avec un pic de température à 70°C) ont montré des résultats encourageants pour la renouée du Japon. Mais il n’est pas garanti que le compostage individuel donne des résultats similaires. D’autre part, si un particulier souhaite se débarrasser d’une plante invasive qui se développerait excessivement dans son jardin, il faut respecter les bonnes pratiques de gestion. Elles ont été définies pour quelques espèces. En aucun cas il ne faut jeter les résidus de gestion dans la nature.

 

dechets_verts sapin

Il faut veiller à ne pas jeter ni disséminer ses déchets verts dans la nature ou au bord des cours d’eau. Ces dépôts peuvent régénérer de nouvelles populations s’ils contiennent  des fragments de plantes invasives (photos : M. Halford).

  1. Partager ses connaissances sur les plantes invasives afin de sensibiliser son entourage.
    Enfin, il est important de partager ses connaissances afin de sensibiliser son entourage sur les risques liés aux plantes invasives. Les jardiniers amateurs ont un rôle important à jouer pour diffuser de l’information et les bons gestes à adopter.

Vous aussi, participez ! Faites un geste pour la biodiversité et adoptez le code de conduite sur les plantes invasives sur http://www.alterias.be

logo carte

La carte des partenaires engagés dans le Code de conduite.

 

Que peut faire un particulier pour éviter les introductions et la dispersion des plantes invasives ?

  • Souscrire au code de conduite belge sur les plantes invasives sur http://www.alterias.be (cfr campagne "plantons autrement" initiée en septembre 2011 dans le cadre du projet Alterias: voir les 5 mesures que comporte le code de conduite, explicitées dans le chapitre précédent "De bonnes pratiques faciles à adopter"). Pour rappel, ce code de conduite s'adresse à la fois aux professionnels de la filière ornementale et aux particuliers amateurs de jardins.

Pour rappel, le code de conduite contient 5 mesures. Ceux qui souscrivent au code s’engage volontairement à :
   1. Se tenir informé de la liste des plantes invasives en Belgique
   2. Stopper la vente et/ou la plantation de certaines espèces invasives
   3. Diffuser de l'information sur les plantes invasives aux clients ou aux citoyens
   4. Promouvoir l'utilisation de plantes alternatives non invasives
   5. Ne pas jeter ses déchets verts dans la nature et les cours d’eau

    Participer à la détection précoce des plantes invasives : apprendre par soi-même à identifier les espèces invasives et collaborer avec les autorités compétentes (communes, Contrats de rivière, etc.) pour renseigner les populations qui font l’objet de plans de gestion (se référer aux différents documents publiés sur le sujet: cfr liens adéquats avec les Sites internet Alterias - SPW - FUSAGx - CRDG).

Que peut faire un particulier s'il constate la présence de balsamine de l'Himalaya, de berce du Caucase ou de renouées asiatiques (renouée du Japon, renouée de Sachaline ou renouée de Bohême) dans son jardin ou au bout de son jardin situé le long d'un cours d'eau ?

Ces trois espèces sont les plus fréquentes le long des cours d’eau en Région wallonne. Depuis plusieurs années elles font l’objet de plans de gestion pour tenter de contenir leur expansion. A l'heure actuelle, il n'existe pas de règlement régional dans cette matière. Certaines communes ont toutefois formulé des prescriptions dans leur règlement communal pour inciter/encourager les particuliers à collaborer avec les autorités ayant mis en place des actions de gestion.


En effet, conscients du problème, des citoyens responsables souhaitent apporter leur contribution personnelle aux efforts entamés par les pouvoirs publics et les contrats de rivière.

Voici quelques exemples de conseils pratiques pour les particuliers :

  • Pour la berce du Caucase : ne touchez pas cette espèce sans protection des yeux et de la peau ! Prévenez votre commune ou le Contrat de rivière Dyle-Gette ! En effet, vu les dangers que présentent cette plante, il convient de prendre des précautions pour la déterrer et l'exporter;
  • Pour la balsamine de l'Himalaya : arracher manuellement et entièrement la plante en fleurs ou la faucher en dessous du 1er noeud. A faire absolument avant la formation des graines (donc fin juin/début juillet) ! Rassembler les plantes prélevées en un amas en milieu ouvert et en dehors des zones inondables. Trois semaines plus tard,  repasser pour couper toutes nouvelles tiges porteuses de fleurs et vérifier le bon séchage de l'amas précédent. Répéter la gestion pendant plusieurs années successives ! La balsamine de l'Himalaya est la seule plante invasive parmi les trois plantes les plus fréquentes qu'un particulier peut éradiquer lui-même au bout de 3 ans et sans risque.

En cas de gestion de ces deux espèces (berce ou balsamine): stockez les plantes prélevées dans un lieu sûr et sec pour garantir leur séchage optimal (hors zones inondables! et hors de portée des enfants!).

  • Pour les renouées asiatiques : la gestion de cette espèce est extrêmement difficile. En effet, à l'heure actuelle, la technique idéale (càd la plus efficace et la moins dommageable pour son environnement) n'est pas encore connue pour cette plante. Il est donc préférable de ne rien faire (ni les faucher, ni les déterrer) ! De plus, une intervention (fauchage ou déterrage) risque d'entraîner un développement de la plante l'année suivante ou de disperser des fragments de la plante dans le cours d’eau. Surtout évitez de remanier et de transporter des terres situées autour d’un massif de renouée! Elles contiennent des rhizomes qui peuvent se régénérer.

En aucun cas, et de façon générale :

  • n'achetez pas et de plantez pas des plantes invasives dans votre jardin ;
  • ne pas remanier ni transporter les terres situées sur les sites contaminés. Elles contiennent des graines ou des rhizomes, susceptibles de régénérer de nouveaux massifs! ;
  • ne dispersez pas des plantes invasives dans la nature : en jetant, dans la nature ou à proximité de cours d'eau, des résidus de plantes invasives avec d'autres déchets  verts (vous risquez en effet de régénérer de nouvelles populations sur place ou ailleurs).

asbl Contrat de rivière Dyle-Gette - Zoning industriel, rue des Andains, 3 à 1360 Perwez - 010/62 04 30 ou 081/24 00 40 - contrat.riviere(at)crdg.be