Contrat de rivière Dyle-Gette

dimanche 22 avril 2018

Un colloque passionnant sur le Plan Maya !

Le plan Maya (Maya que l’on ne présente plus !) vise à préserver et reconstituer les populations d’abeilles en mettant en place des solutions propices à leur développement.

250 participants s’étaient rassemblés, au Palais des Congrès de Namur, ce mardi 13 mai dernier : Communes Maya ou non, cercles horticoles, fédérations apicoles, tous étaient là pour découvrir toutes les avancées de cette démarche.

Un colloque organisé par le Service Public de Wallonie. Nous vous invitons à découvrir ses actes et quelques explications sur le plan Maya, ici !

Tous les exposés passionnants sont en ligne sur ces différents thèmes : le rôle écologique et économique des abeilles sauvages de Belgique, l’expérience de certaines communes (en prairie de fauche, pré fleuri, tonte différenciée, alternatives aux pesticides, cimetière vert, …),  le nouveau cadre légal en matière de réduction des pesticides, le fauchage tardif des bords de route, ou encore l’installation et la gestion de prairies fleuries – comment choisir son mélange de semences le mieux adapté à vos besoins ?
biodiversite.wallonie.be/fr/je-suis-une-commune-une-province.html?IDC=5619

Pourquoi un plan Maya ?

Savez-vous que 1/3 de l'alimentation humaine et 3/4 des cultures dépendent de la pollinisation par les insectes ?

A côté de l'abeille domestique bien connue, ce ne sont pas moins de 350 espèces d'abeilles sauvages et bourdons qui butinent les fleurs en Wallonie. Malheureusement, la population de ces petits ouvriers et petites ouvrières a subi une régression inquiétante ces dernières années.

Une des principales causes de ce déclin n'est autre que la diminution des ressources alimentaires disponibles. Les abeilles ont besoin de pollen en quantité, en diversité et en qualité pour survivre (pas moins de 75 % des plantes à fleurs sont dépendantes des pollinisateurs).

La seule réponse que nous pouvons apporter à ce problème est de reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués autant que possible de pesticides. En tant que commune ou province Maya, ou encore en tant que citoyens, vous pouvez vous engager à devenir des acteurs clés du plan Maya.

Etre une commune ou une province Maya, c'est à la fois soutenir l'activité apicole sur votre territoire, maintenir et/ou restaurer un réseau d'espaces propices à la vie des insectes pollinisateurs mais aussi sensibiliser vos habitants à la problématique des insectes butineurs.

Le Plan Maya en 2014 en chiffres : ce sont 203 Communes et 3 Provinces adhérentes (Namur, Luxembourg et Liège) mais aussi 2.094 Wallons engagés. Ce sont aussi des mesures agri environnementales spécifiques (MAE 9), 4.756 ares de prés fleuris et un Arrêté du Gouvernement wallon (ennemis des cultures), ….

Le plan Maya est un réel coup de pouce pour une gestion durable des espaces verts (Gestion différenciée), mais tout un chacun peut s’investir !

  • Comment devenir un jardinier "Maya" ? Il vous suffit de vous engager, par le biais d’une charte à respecter avec deux choses toutes simples : 
    1. Ne plus utiliser de pesticides au jardin
    2. Semer 10 m 2 de pré fleuri
      Il est toujours possible d'approfondir cette démarche en installant un hôtel à insectes, en plantant des arbres, des arbustes indigènes mellifères ou encore des arbres fruitiers.
      Vous habitez, peut-être sans le savoir, dans une commune « Maya ».

Et que fait ma commune ?

En 2014, 203 Communes se sont lancées dans l'aventure.

Chacune d'entre elles est tenue de répondre à certains critères pour conserver son label durant trois années. 

La première année, une commune « Maya » s'engage à :

  • planter ou semer des végétaux mellifères sur son territoire
  • organiser une rencontre annuelle avec les apiculteurs de la commune, voire les associations de défense de l'apiculture, pour identifier les éventuels problèmes et trouver des solutions
  • mettre en place une campagne annuelle de sensibilisation des enfants et des adultes via ses moyens de communication propres (bulletin communal, toutes-boîtes, exposition,...)
  • organiser une semaine de l'abeille sur les 3 années

La deuxième année, elle se doit :

  • d'incorporer dans les parterres communaux, bacs à fleurs, parcs publics, un pourcentage d'au moins 20% de fleurs mellifères
  • de dresser l'inventaire des sites disponibles sur son territoire pour le dépôt de ruches qu'elle communique aux apiculteurs
  • de s'inscrire dans la Convention "Bords de routes- Fauchage tardif" avec pour objectif de réserver certaines zones au fleurissement naturel.

La troisième année, la commune "Maya" :

  • adopte un plan de réduction voire d'abandon de l'utilisation des pesticides sur les espaces publics
  • établit un plan de gestion différenciée de ses espaces verts
  • organise une formation de son personnel à la gestion différenciée des espaces verts communaux.

Le plan maya vise aussi à soutenir l’apiculture en offrant un plan d’accompagnement (implantation de rucher, aide en matériel, …).

Pour en savoir plus :

environnement.wallonie.be/publi/education/maya.pdf
biodiversite.wallonie.be/fr/plan-maya.html?IDC=5617

* Une brochure de 52 pages «un jardin pour les abeilles sauvages» réalisée par 3 universités (ULB, UGent, UMons) et l’asbl Apis Bruoc Sella est disponible sur : www.apisbruocsella.be/sites/default/files//files/articles/Jardin%20pour%20abeilles%20sauvages_Brochure_FR.pdf

*2 posters sont aussi disponibles à la demande ou sur : biodiversite.wallonie.be/fr/bibliotheque-maya.html?IDC=5622

Renseignez-vous sur : www.info-abeilles.be et www.jedonnevieamaplanete.be

Pour la Gestion différenciée et le « Zéro Phyto » : www.gestiondifferenciee.be et www.adalia.be/

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