Contrat de rivière Dyle-Gette

mardi 21 août 2018

Désherber autrement

Voici le dernier épisode de notre feuilleton consacré à la problématique des pesticides, ce volet est consacré aux alternatives à leur utilisation.

Avant d’aller plus en avant sur la présentation de ces méthodes, nous vous rappelons que la législation a été abordée dans notre Lettre d’information n°2, l’étalonnage du pulvérisateur dans le n°3.
Il existe donc d’autres façons de désherber, découvrez-les ici !

Le désherbage est un geste effectué par un jardinier ou un agent communal pour détruire des « mauvaises herbes » car ils les considèrent comme nuisibles. Le terme « mauvaises herbes » est souvent utilisé pour désigner des plantes annuelles ou vivaces qui se développent là où le jardinier ne l’a pas souhaité.

Avant d’imaginer la meilleure manière de lutter contre les plantes indésirables, il faut d’abord se poser la question de la nécessité de désherber partout et à tout moment.

fleurs papillon

En effet, ces plantes peuvent avoir de nombreux intérêts en offrant nourriture et abris pour les animaux utiles au jardin. De plus, leurs aspects esthétiques ne sont pas toujours sans intérêt ! 

Il faut être conscient que se débarrasser à tout jamais de ces plantes indésirables, même en utilisant des produits chimiques, relève de l’impossible. Essayons plutôt de tolérer ces plantes à certains endroits du jardin et dans les espaces verts. Quant aux endroits où vous ne voulez pas de ces herbes folles, dans les parterres, le gravier ou le potager, il est préférable de raisonner la lutte. Cela implique d’intervenir au bon moment (au stade jeune des plantes) et d’éviter au maximum l’utilisation d’un herbicide chimique.
 
Le saviez-vous ?
D’après le rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007, les wallons utilisent chaque année environ 3 000 tonnes de pesticides. Plus d’un tiers de ces produits sont utilisés par des particuliers et des communes.
Les quantités de pesticides entraînées par ruissellement peuvent atteindre 40 à 60 % des quantités appliquées.
Parmi la centaine de pesticides aujourd’hui contrôlés dans les nappes d’eau souterraines, une dizaine est responsable de la plupart des pollutions. Ce sont tous des herbicides… et principalement d’usage non agricole.
Dangereux

 

Le désherbage alternatif : des solutions sans pesticides  

Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens et de Communes prennent conscience des dangers liés à l’usage des pesticides et ont la volonté de changer leurs méthodes en se tournant vers des alternatives. C’est pourquoi l’asbl Adalia* vous informe sur les techniques de désherbage qui n’ont pas recours aux produits chimiques.

  • Le désherbage mécanique

Des passages réguliers à la brosse de rue sur la terrasse ou le trottoir évitent le dépôt de matière organique susceptible d’accueillir des graines pouvant germer.
Après la levée de la plante, la binette, le sarcloir, la fourche bêche sont des outils fournissant d’excellents résultats et qui permettent d’effectuer un désherbage de précision.

Pour la Commune  des brosses métalliques souples adaptées à une balayeuse de rue, décapent la couche organique superficielle, ce qui a pour effet de déchiqueter et/ou arracher ces plantes. Cette technique est idéale pour traiter les filets d’eau en bordure de voirie (caniveaux). Pour traiter les surfaces gravières, un sabot rotatif ou une sarcleuse peuvent être utilisés.

desherbage brosses
  • Le désherbage thermique 

Le désherbage thermique consiste à échauffer les cellules des plantes jusqu’à leur éclatement à l’aide d’une source de chaleur. Cette chaleur peut provenir d’eau chaude ou d’un brûleur à flamme alimenté par une bombonne de propane.
Avec un brûleur, il n’est pas nécessaire d’attendre que la plante "brûle" réellement pour obtenir un résultat, quelques secondes suffisent. 

La partie souterraine n’étant pas atteinte, il est nécessaire de réaliser plusieurs passages qui, à la longue, épuiseront la plante. De même, il est conseillé de réaliser ces passages dès l'apparition des jeunes pousses ou repousses. Les périodes les plus propices au désherbage sont, par temps sec, au printemps et en automne, la plante étant plus fragile.

Astuce : plutôt que de jeter vos eaux de cuisson dans l’évier, déversez-les sur les plantes qui poussent de façon indésirable sur le trottoir ou la terrasse. Le choc thermique va rapidement causer le flétrissement de ces plantes gênantes.

Pour la Commune : il existe une multitude de machines thermiques sur le marché qui répondent à des besoins variés : des chariots à pousser avec flamme directe ou infrarouge, alimentés par du propane ; d’autres systèmes à air chaud, à eau chaude ou avec application de mousse chaude.
Pour plus de renseignements ou les coordonnées des fournisseurs, n’hésitez pas à contacter l’asbl Adalia*.

  • Le paillage biodégradable et plantes couvre-sol

Le paillage et les plantes couvre-sol sont des techniques préventives dont le rôle principal est d’éviter la levée des mauvaises herbes dans les parterres et au pied des arbres et arbustes.

Les matériaux utilisés pour le paillage sont divers : déchets de taille, paillettes de lin, granulés de froment,...et la plupart sont vendus en jardinerie. Le plus courant et le plus économique pour une commune étant les déchets de taille, récupérés après le broyage.

Couvrir le sol permet de garder une certaine humidité au pied des plantations et donc de diminuer les arrosages durant les périodes sèches. De plus, le paillage, en se décomposant, représente un apport en matière organique non négligeable.

lierre pareterre

Les plantes couvre-sol, choisies pour leur développement traçant et rapide, évitent l’apparition de plantes indésirables et constituent un abri pour des animaux utiles au jardin. Un aménagement de plantes couvre-sol trouve tout à fait sa place au pied d’un arbre ou d’une haie.

  • Les acides gras organiques : un herbicide biologique

Certains acides gras naturels possèdent un effet herbicide total. Sous l’action du produit, appliqué par pulvérisation, les cellules des feuilles se décomposent. Ce produit agit uniquement par contact, il a donc une action uniquement curative et il doit être appliqué sur toute la plante. Il est sans effet sur les parties souterraines (racines et graines) et sur les parties bien lignifiées des arbres et arbustes.

L’efficacité du produit est optimum lorsqu’il fait chaud et sec.

Le produit étant totalement décomposé 48 heures après l’application, il est possible de semer ou planter sans danger pour les cultures. Ce produit est vendu en jardinerie.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter l’asbl Adalia : 
rue Jacob Makoy, 43
4000 Liège
Tél : 04 379 06 84
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
http://www.adalia.be et  http://www.semainesanspesticides.be
adalia

Photos : Adalia

asbl Contrat de rivière Dyle-Gette - Zoning industriel, rue des Andains, 3 à 1360 Perwez - 010/62 04 30 ou 081/24 00 40 - contrat.riviere(at)crdg.be