Contrat de rivière Dyle-Gette

lundi 16 juillet 2018

Zoom sur les problèmes au bord de nos cours d’eau

Résolution des atteintes

La résolution des «points rejets» est en cours, notamment dans les zones d’habitat à régime d’assainissement collectif où les travaux de pose de collecteur et de construction de station d’épuration vont bon train. La mise en place de ces infrastructures d’assainissement va donc permettre de réduire la quantité d’eaux usées arrivant dans les cours d’eau, mais tout ne sera pas au beau fixe pour autant. En effet, de trop nombreux rejets individuels directs (c’est-à-dire qui débouchent directement dans le cours d’eau sans passer par la case égout) existent encore un peu partout dans le bassin, et notamment parfois là où les égouts, collecteurs et stations d’épuration sont opérationnels et fonctionnels. Le problème du non raccordement à l’égout est donc général, aucun coin du bassin Dyle-Gette n’en réchappe et les grands perdants dans l’histoire sont bien sûr les cours d’eau ! Pas de répit …

Les dépôts de déchets en crête de berges ou trop proches des cours d’eau, même s’ils ne sont pas aussi polluants que les rejets d’eaux usées et sont souvent le fait d’une négligence de la part de son auteur, peuvent quand même être très perturbateurs pour le bon fonctionnement hydraulique et écologique de la rivière.

    •    Le fait que ces déchets soient entreposés sur la berge va asphyxier et faire pourrir la végétation qui y pousse fragilisant d’autant la berge qui sera beaucoup plus sensible aux phénomènes d’érosion notamment en période de crue.
    •    Dans le cas des dépôts de matières organiques, ces dernières vont, en se dégradant, relâcher les matières azotées qu’elles contiennent, favorisant un enrichissement excessif des lieux à la fois dans l’eau par écoulement et sur les berges (phénomène d’eutrophisation). Ce milieu riche va créer des conditions locales propices à l’arrivée d’espèces considérées souvent comme indésirables : les espèces nitrophiles (orties, liserons, gaillets, Rumex, … etc).
    •    Ces déchets risquent au final de tomber dans le cours d’eau et de former des entraves ou des bouchons qui vont favoriser la montée des eaux en amont et donc accroître les risques d’inondations.
    •    Une fois tombés dans l’eau, visuellement et esthétiquement parlant ce n’est pas l’idéal non plus. Rien n’est plus plaisant en effet que de voir des déchets charriés par le cours d’eau ou déposés aléatoirement sur les berges au gré des crues.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, on a donc tout intérêt à stocker ces déchets chez soi loin de la rivière, à les acheminer dans les bonnes filières pour le tri (les parcs à conteneurs ne sont quand même pas si éloignés que ça) ou à faire un compost !

L’utilisation de pesticides en bordure des cours d’eau a des conséquences insoupçonnées sur la vie même au sein de la rivière (poissons et invertébrés). En effet, l’impact de ces produits n’est souvent pas visible directement et les quantités de résidus présents dans les eaux passent souvent inaperçus faute d’une quantification précise.  Le fait de détruire la végétation va également fragiliser les berges sans parler de l’effet visuel d’une telle pratique.

Malheureusement, que ce soit le fait de particuliers, d’agriculteurs ou même d’entreprises, comme dit précédemment, l’importance de cette atteinte dans le présent recensement est largement sous-estimée.

Enfin, pour voir les choses sous un meilleur angle, l’histoire ne le dit pas, mais depuis la constitution de la base de données du CRDG, ce sont quand même près de 470 atteintes qui ont déjà pu être résolues, soit naturellement, soit après intervention du partenariat CRDG. Cela correspond quand même à 25 % du total des points noirs recensés.

Nettoyage d'un dépôt de déchets verts

DGDe0162Pa DGDe0162Pe
Ruisseau Saint-Jean à Jodoigne

Suppression d'une érosion de berges par le bétail

DGEr0706Pa DGEr0706Pb
Ruisseau du Pinchart à Ottignies-LLN

Suppression d'une érosion naturelle de berge

DGEr0625Pa-JGOB9 DGEr0625Pb
Ruisseau de Gobertange à Jodoigne

Réparation d'ouvrages d'art dégradés

DGRe2570Pa-PISCG101 DGRe2570Pb-PISCG101
Pisselet à Chaumont-Gistoux

OA-Avant-ri-des-goutailles-VLV OA-Apres-Ri-des-Goutailles-VLV
Ri des Goutailles à Villers-la-Ville

C’est encore insuffisant mais c’est aussi pas mal …

Conclusions

Le combat continue, merci à tous pour votre aide dans la résolution de ces atteintes !

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous rejoindre en tant que bénévoles du Contrat de rivière Dyle-Gette. Nous planifions notamment un nouvel inventaire exhaustif des atteintes rencontrées le long des cours d’eau dès le début de l’année 2014. Plus proche dans le temps, la saison de lutte contre les plantes invasives se profile à l’horizon (haro sur les balsamines de l’Himalaya entre fin juin et fin septembre) ; là aussi il y aura du travail en suffisance, une petite aide ne serait pas pour déplaire !

A bientôt alors …

asbl Contrat de rivière Dyle-Gette - Zoning industriel, rue des Andains, 3 à 1360 Perwez - 010/62 04 30 ou 081/24 00 40 - contrat.riviere(at)crdg.be